JO BER

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JO BER est né au debut des années 80 en région parisienne.
Deux bonnes raisons de rencontrer un courant qui prenait une autre direction.
Baigné au rap et aux comics il ne tarde pas à s’emparer du crayon et du papier.
Dessinateur compulsif au pied de la Défense, qui devient vite son terrain de jeu, il se met au graffiti dans les années 2000.
Fresques, toiles, fanzines, bandes dessinées, sculptures, JO BER travaille ses bases en variant les plaisirs.
Hasard ou coïncidence, les frontières européennes s’estompent sous les rails des réseaux ferroviaires peu de temps avant que l’envie lui gratte de partir à la découverte d’autres décors, marquant ses étapes dans les gares d’Allemagne, de Belgique, de Hollande, de Serbie, d’Italie, de Norvège, du Portugal… ,sorte de carnet de voyage in situ.

Invité à plusieurs reprises par la Fondation Montresso en résidence d’artiste Jardin Rouge au Maroc il saisit l’occasion de ce cadre privilégié pour expérimenter d’autres instruments, s’essayer à de nouvelles techniques, de nouveaux formats et affiner son savoir-faire.
Dernièrement il se concentre essentiellement sur un travail à la bombe et au tipex, deux outils qui servent parfaitement sa touche au tremblement fluide.
La première intention de JO BER: faire vibrer le trait espiègle de son humeur rieuse. Ce tracé trépident et précis qui s’attarde sur autant de détails qu’il répand dans tous les coins pour y emmener les yeux errants qu’on peine a récupérer. Illustrations bavardes, démultiplications des inspirations et des supports, détours et curiosités, avec un intérêt prononcé pour les mythologies urbaines et les ghettos antiques.
JO BER devrait poursuivre cette lancée d’explorateur des paysages modernes, sur papiers, murs et quantités d’autres prétextes, ou se mêleront son attrait pour le figuratif et sa griffe minutieuse.

Quelques photos de l’accrochage de JO BER à la galerie (Exposition « Anacronismo » du 5 mars au 5 avril 2015).